Les dents de la sagesse http://wisdomteeth.journalintime.com/ Être une artiste. Avoir la trentaine. Être une femme. Être passionnée. Vouloir prendre ce qu'on ne m'a pas offert. Vouloir récupérer ce qu'on m'a pris. Être heureuse. fr 2019-01-15T08:47:37+01:00 http://wisdomteeth.journalintime.com/Fatigue Fatigue Réveillée aux aurores par une crise d'asthme. Le traitement aux corticoïdes m'empêche de me rendormir. Cet événement m'incite à évoquer un épisode représentatif de la violence que ma mère m'a infligé... Mais parfois ça me fatigue de toujours devoir revenir là dessus. J'ai bien compris que je n'avais pas le choix et que je devais tout passer en revue, voir la réalité en face de façon froide et neutre, prendre conscience de la gravité de tout ce qui a pu se passer. C'est la seule façon de se débarrasser du poids, de la honte, de la colère, de la violence. C'est la seule Réveillée aux aurores par une crise d’asthme. Le traitement aux corticoïdes m’empêche de me rendormir.

Cet événement m’incite à évoquer un épisode représentatif de la violence que ma mère m’a infligé… Mais parfois ça me fatigue de toujours devoir revenir là dessus. J’ai bien compris que je n’avais pas le choix et que je devais tout passer en revue, voir la réalité en face de façon froide et neutre, prendre conscience de la gravité de tout ce qui a pu se passer. C’est la seule façon de se débarrasser du poids, de la honte, de la colère, de la violence. C’est la seule voie vers la résilience. Mais il y a des jours… Je n’ai vraiment pas le courage. J’ai juste envie d’avancer, de penser à moi, à mon petit quotidien, à mes passions et à mes lubies du moment. Ce que je souhaite le plus au monde ce n’est pas l’argent ou la célébrité, c’est d’être madame tout le monde. Être cet espèce de freaks écorchée vive qui traîne partout ses bagages émotionnels c’est exaspérant. Alors il y a toujours un(e) relou(e) pour dire à ceux qui souffrent "mais c’est du passé ! Faut aller de l’avant!" Merci monsieur/madame le/la philosophe mais l’être humain est ainsi fait : il ne peut pas fuir ses problème et ses traumatismes. En tout cas pas à long terme. Et croyez moi j’ai essayé ! Par contre je crois profondément à la résilience et j’y travaille dur, chaque jour, depuis quelques mois. J’avais essayé timidement étant plus jeune, mais c’est quelque chose qui demande une implication totale. C’est terriblement ennuyeux. Heureusement ça n’empêche pas de continuer à vivre mais ça prend beaucoup de temps et d’énergie. La résilience pour 2019 ? J’y travaille ! Et j’avance de jour en jour, je peux mesurer mes progrès. C’est un marathon que je me dois à moi même, je dois prendre le temps d’extraire ce cancer de ma tête, de me guérir, de cicatriser. Je pense à l’étape suivante : peut être rejoindre une association ou témoigner ? Passer de l’individuel au collectif. Car malheureusement je ne suis pas la seule à devoir survivre à ça. Le grand tabou des violences maternelles n’est pas tendre avec ses victime et la société n’est pas prête à leur tendre la main, autant qu’elles s’entraident. Mais bon là je mets la charrue avant les bœufs. J’ai encore du travail avant de penser à tout ça.

Donc voilà, je ferai cet effort d’évoquer cet incident, bien que je n’en ai absolument pas envie, au nom de la résilience:
Lors de ma première grosse crise d’asthme, alors que je n’étais pas encore diagnostiquée, j’ai commencé par tousser, puis par m’étouffer, puis peu à peu à perdre tout mon souffle. Je n’avais plus qu’un minuscule filet d’air qui passait à grand peine dans mes poumons, provoquant un sifflement dégueulasse. J’étais chez ma mère, je lui ai demandé de l’aide, elle a refusé d’appeler les secours. Elle m’a tendu des somnifères en me disant que je me rendormirais et que je la laisserai enfin dormir tranquille. J’étouffais totalement, je n’arrivais pas à parler aux secours qui étaient débordés et qui ne comprenaient rien et je commençais à paniquer (ce qui est une mauvaise idée quand on a du mal à respirer). C’était durant la canicule de 2003 et heureusement pour moi la maison était phonétiquement très mal isolée… Le voisin mitoyen, qui ne dormait pas à cause de la chaleur, a entendu mes appels à l’aide puis mes sifflements, il est venu voir ce qui se passait, a appelé les secours et m’a ainsi sauvé la vie. Je suis tombé dans les pommes avant que les médecins ne puissent me donner de l’oxygène. Le voisin m’a ensuite raconté que les médecins ont passé un savon à ma mère qui râlait de leur intrusion, il m’a proposé de porter plainte… Je ne sais plus ce que j’ai répondu mais ce qui est sûr c’est que cette plainte n’a pas été déposée. J’avais simplement honte je crois. Et j’avais eu peur, j’avais déjà subit ses coups, elle m’avait déjà poussé dans les escaliers, alors de quoi je m’étonnais ? Et bien je ne sais pas. Je crois que je me trouvais dans le déni le plus total. Plus tard j’ai essayé d’en discuter avec elle. Elle m’a expliqué qu’à cause de moi elle n’arrivait pas à dormir et que, comme d’habitude, j’étais bruyante et je l’incommodais. J’ai failli mourir parce que madame était incommodée par sa fille en train de s’étouffer dans la pièce d’à côté.

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2019-01-15T08:47:37+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Vouloir Vouloir? Mon moral remonte. Du coup la question professionnelle me rattrape. J'ai ce projet bien ficelé et raisonnable m'offrant un boulot intéressant, bien payé, qui emploie partout en France, qui rendra enfin mon master utile... Je suis dans cette ville en grande partie parce c'est l'une des rares a accueillir une école proposant ma formation... Donc voilà... Mes problèmes de dents de sagesse étant résolus, mes vacances étant finies, me voici me confrontant à mes devoirs professionnels... Contacter l'école, chercher un financement pour ma formation... Dans 6 mois je dois quitter la ville, Mon moral remonte. Du coup la question professionnelle me rattrape. J’ai ce projet bien ficelé et raisonnable m’offrant un boulot intéressant, bien payé, qui emploie partout en France, qui rendra enfin mon master utile…
Je suis dans cette ville en grande partie parce c’est l’une des rares a accueillir une école proposant ma formation...
Donc voilà… Mes problèmes de dents de sagesse étant résolus, mes vacances étant finies, me voici me confrontant à mes devoirs professionnels… Contacter l’école, chercher un financement pour ma formation… Dans 6 mois je dois quitter la ville, il est temps que je m’y mette.

Et puis je me suis rappelé ce projet avorté l’année dernière ! J’ai eu l’opportunité de travailler en tant qu’auteure. J’ai relu mes notes… C’était pas mal, vraiment. Ce n’était pas le moment pour mois de porter un projet aussi ambitieux mais maintenant ? Pourquoi ne pas recontacter l’éditeur pour en discuter ?

Et puis je suis plasticienne après tout, pourquoi ne pas me consacrer à mon art ? "Il faut suivre ses rêves" disent-ils. Bons, je les ai déjà suivi mes rêves. C’était bien, c’était glamour, c’était mondain mais les coulisses étaient vraiment déprimantes.

En réalité je ne suis pas vraiment enthousiaste à l’idée de signer pour des heures de bureau et 5 petites semaines de congés payés par an. Je ne suis pas enthousiaste à l’idée de "rentrer dans le rang". J’ai, depuis l’obtention de mon diplôme (il y a 10 ans déjà) majoritairement travaillé en tant qu’artiste, vivant de mes droits d’auteur ou de mes ventes, ou en free lance dans un domaine très permissif et "rock’n’roll". Evidemment, ma vie a changé, avec l’arrivée de Jean j’ai envie d’avoir du temps libre, une vie privée. Car la vie d’artiste c’est 24H/24 7J/7. C’est vivre bouffée par l’angoisse. En tout cas pour moi. Je n’ai jamais connu la légèreté de la création, en tout cas pas quand la création était mon gagne pain. Je ne veux plus des impératifs mondains et "lifestyle" qui accompagnent ce genre de vie. Car les acheteurs, les galeristes, les éditeurs, bref les gens qui font vivre un travail artistique, ça se rencontre et ça se séduit. Parfois le travail suffit mais pas à chaque fois. Les soirées, les rendez-vous créa et les réseaux sociaux, je n’en peux plus. Vraiment. Depuis que je suis avec Jean je me suis retrouvé et je ne compte vraiment pas me lâcher. Peut-être qu’une routine… si tous les soirs à 19h je suis libre jusqu’au lendemain, tous les vendredis jusqu’au lundi… Peut-être que ça me conviendrait. Ne pas avoir d’impératifs sociaux "lourds", avoir un salaire fixe et un statut viable, la retraite, les arrêts maladie, la possibilité d’un crédit… J’ai passé toutes mes études à travailler d’arrache pied pour pas un sou et je devais cumuler les jobs sur mon temps libre, et je n’en ai pas un si mauvais souvenir que ça après tout. Le plaisir de créer sur son temps libre et vivre une vie d’artiste en parallèle… C’était mon projet de départ. Ma psy m’encourageait à me lancer sans filet de sécurité, d’être artiste pleinement. Je l’ai écouté. Peut-être que mon plan de départ était mieux adapté.

Je ne ferai pas l’erreur de trop réfléchir à la question. J’arrête là les nœuds dans le cerveau. Je laisse l’instinct me guider dorénavant.

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2019-01-14T18:34:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Attente Attente Journée grise et pluvieuse. Le retour dans cette région où je ne connais personne est rude après ce long séjour dans ma belle famille. Une opportunité nous incite à changer de lieu de vie cet été... En moins de quatre ans j'aurai vécu dans cinq appartements, trois régions différentes, je me serai marié deux fois et j'aurai -logiquement- divorcé, j'aurai vu ma situation professionnelle radicalement changer. Je suis extrêmement impatiente de poser mes valises dans notre chez nous et de clôturer une bonne fois pour toute cette période de transition, intense bien que pas Journée grise et pluvieuse. Le retour dans cette région où je ne connais personne est rude après ce long séjour dans ma belle famille.

Une opportunité nous incite à changer de lieu de vie cet été… En moins de quatre ans j’aurai vécu dans cinq appartements, trois régions différentes, je me serai marié deux fois et j’aurai -logiquement- divorcé, j’aurai vu ma situation professionnelle radicalement changer. Je suis extrêmement impatiente de poser mes valises dans notre chez nous et de clôturer une bonne fois pour toute cette période de transition, intense bien que pas toujours désagréable, épuisante, riche en découvertes mais définitivement inconfortable.

En attendant me voilá ici oú je ne me projette déjà plus. L’isolement social commence à me peser. Je pense déjà à ma vie dans cette grande ville où se trouvent toujours la plupart de mes vieux amis.
Jean est revenu en France il y a à peine plus de deux ans et a vécu ce même inconfort de façon bien plus extrême que moi. Nous sommes un peu deux vieux adolescents ballotés par leur anciennes décisions douteuses excités à l’idée d’un confort de vie et d’une sécurité tout nouveaux. On parle du jardin, du potager que l’on compte y planter malgré notre absence totale d’expérience en la matière, de Nouchka qui pourra s’y prélasser…

En attendant, nous voilà dans le froid et sous la pluie, sans amis aux alentours, jouant à la ps4 et promenant la chienne en tâchant d’éviter les rôdeurs avinés qui plombent le quartier. La beauté de cette ville, à laquelle j’étais si sensible il y a quelques semaines en arrière, m’a paru plus fade à la minute où je suis revenu sachant que mon avenir se trouvait ailleurs. La saison n’arrange rien… J’ai découvert la ville durant un interminable été indien radieux, je la retrouve sous un ciel de béton.
Quelques mois à attendre et c’est la maison, le jardin, la ville ensoleillée, les vieux amis, le mariage…

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2019-01-14T01:22:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Toxiques Toxiques Deux jours sans. Ce matin et hier matin j'ai été assaillie par des flash-back. J'ai néanmoins réussi à faire face à la situation. Il y a quelques années encore, j'avais pour habitude de m'intoxiquer avec tout ce qui pouvait me tomber sous la main (alcool, drogues, médicaments, etc) jusqu'à tomber dans les pommes pour fuir la réalité. Les flash-back se faisant de plus en plus fréquents au fil des années, cette "solution" devenait assez handicapante, et depuis ma tentative de suicide, le processus me semble trop dangereux. J'ai vécu dans un semblant de confort depuis la TS Deux jours sans. Ce matin et hier matin j’ai été assaillie par des flash-back. J’ai néanmoins réussi à faire face à la situation. Il y a quelques années encore, j’avais pour habitude de m’intoxiquer avec tout ce qui pouvait me tomber sous la main (alcool, drogues, médicaments, etc) jusqu’à tomber dans les pommes pour fuir la réalité. Les flash-back se faisant de plus en plus fréquents au fil des années, cette "solution" devenait assez handicapante, et depuis ma tentative de suicide, le processus me semble trop dangereux. J’ai vécu dans un semblant de confort depuis la TS jusqu’à il y a quelques mois : les antidépresseurs et anxiolytiques m’ont préservé assez efficacement de ces sensations. J’ai arrêté toute médication au mois d’août dernier, sans réelle difficulté.
Alors voilà, ce matin et hier matin ce fut assez violent. Des souvenirs bien enfouis m’ont sauté à la gorge. C’est sans doute le résultat de mon récent passage chez mes parents, les quelques petites réflexions assassines et autres sous entendus d’un cynisme à glacer le sang… Mais voilà. Je vais vivre. Je vaux mieux que ça. Je le sais. Si la seule séquelle visible que j’ai aujourd’hui c’est deux mâtinées de déprime après des événements lourds, je prends. Je saurai faire face.

Pas mal d’alcool ces dernières semaines, les fêtes de fin d’année servants d’excuse toute trouvée, néanmoins aucun comportement trop inquiétant, l’alcool étant un toxique que je supporte et que je maîtrise sans trop de difficulté. Cependant quelques jours avant mon départ pour chez mes parents, j’ai cédé à l’angoisse : J’ai falsifié une ordonnance pour obtenir des benzos et des hypnotiques. Un dérapage, sans aucun doute. Je n’ai pas envisagé de nouveau cette issue, ni hier, ni ce matin. Je la rejette en bloc d’ailleurs. Je ne veux plus que ma vie soit rythmée par les toxiques. De 2012 à 2016 la situation a viré au grotesque. J’essayais d’arrêter de boire, pour compenser je me suis noyée dans les médocs. Ma vie n’était plus que pharmacies de garde et boites qui s’amoncellent, avec toujours cette angoisse de manquer. La codéine était trouvable en vente libre à l’époque, un "ami" me ramenait de l’hydrocodone, Jessica me donnait des boites et des boites de xanax, de lexo, de tramadol, de zopiclone et de cet horrible seresta. Je me demande encore comment elle arrivait à se faire prescrire tout ça, et pourquoi elle me donnait ces boites… Enfin à l’époque… Je ne me posais pas de questions, je prenais et je remerciais tout en espérant qu’elle m’en ramène très vite. J’ai même été impressionnée et heureuse qu’elle me ramène du valium en quantité assez époustouflante. J’ai fait quelques trucs nuls. J’ai piqué une plaquette de séresta a mon grand père malade d’alzheimer en mettant cette disparition sur le compte de sa confusion… Je n’ai pas le look d’une tox, j’ai l’air en pleine santé avec mon teint clair, mon sourire à toute épreuve et mes grands yeux, on me soupçonne rarement d’addictions ou de dépression. C’est un peu mon malheur d’ailleurs, car aucun généraliste n’a su prendre au sérieux mes appels à l’aide avant ma TS. Ils se bornaient à me prescrire des médicaments phytothérapeutiques, bien insuffisants à mon état de détresse intense. Ce n’est qu’après ma TS que les médicaments m’ont été prescrits. Les antidépresseurs et benzos ont mauvaise presse, mais une fois consommés à rythme d’ordonnance ils m’ont vraiment permis de souffler et de changer de vie, même si ça a été une vraie plaie de m’en débarrasser.

Bref, après tous ces efforts je ne ferai pas machine arrière. Je veux vivre et être heureuse.

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2019-01-12T17:06:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Il-y-a-trois-ans Il y a trois ans En janvier 2016 j'étais au plus bas. Je "préparais" mon mariage avec Kylian. Je pleurais sans savoir pourquoi. J'avais un travail que je détestais dans un domaine que je détestais encore plus. J'avais des responsabilités énormes et jamais aucune reconnaissance malgré les résultats. Quand je demandais quelles étaient les priorités ou les nouvelles orientations à prendre on me répondait toujours "comme tu veux" "fais toi plaisir" ou encore "éclate toi!" ... Comme si ce travail n'était en fait que plaisir et loisir et que je le faisais pour ma simple satisfaction ou pour booster En janvier 2016 j’étais au plus bas. Je "préparais" mon mariage avec Kylian. Je pleurais sans savoir pourquoi. J’avais un travail que je détestais dans un domaine que je détestais encore plus. J’avais des responsabilités énormes et jamais aucune reconnaissance malgré les résultats. Quand je demandais quelles étaient les priorités ou les nouvelles orientations à prendre on me répondait toujours "comme tu veux" "fais toi plaisir" ou encore "éclate toi!" ... Comme si ce travail n’était en fait que plaisir et loisir et que je le faisais pour ma simple satisfaction ou pour booster mon ego… Non les mecs. Je le fais parce que vous en avez besoin et que vous m’avez embauché pour le faire. Bosser avec des gens qui se prennent pour des rock stars et qui brassent toute la journée de l’argent liquide qui ne sera jamais déclaré et qui rechignent à vous payer… c’était mauvais pour mon moral. Pas mes valeurs, pas mes convictions, encore moins ma culture.
Il y a trois ans j’entretenais une amitié terriblement toxique avec Jessica, qui se pointait chez moi à l’improviste… Enfin, pas exactement… Nous avions eu une dispute à ce propos, elle m’avait trouvé "très dure avec elle" de lui reprocher de venir chez moi à l’improviste dans la mesure où elle m’envoyait toujours un texto quand elle partait de chez elle et que quand on prévient, ce n’est pas à l’improviste. Dans la mesure où la plupart du temps je ne voyais pas son texto avant son arrivée et que visiblement mon avis ne comptait pas, je me trouve assez légitime de parler de visite à l’improviste… Tout cela vous donne un aperçu de la vacuité et du chichitage qui pesait sur tous les échanges que je pouvais avoir avec cette personne.
Il y a trois ans j’étais alcoolique. J’essayais d’arrêter de boire. Je me rappelle d’une semaine que j’avais passé seule, Kylian était loin pour son travail et Jessica était occupée ailleurs… Je n’avais pas bu une seule goutte d’alcool durant une semaine et je ne m’étais jamais senti aussi bien ! Mais Kylian et Jessica trouvaient toujours une excuse pour fêter quelque chose, à moins qu’ils aient passé une journée difficile et qu’ils aient besoin de se détendre… alors ils ramenaient 2, 3 bouteilles de vin à la maison, et puis des bières pour le film du soir, et du martini pour l’apéro… Je leur avais explicitement demandé de ne pas faire ça. Mais mon avis comptait peu. Ils me disaient toujours "oui, oui, pas de problème, je te comprends, je te respecte." Mais dans les faits rien ne changeait. Parfois je surprenais Jessica en train de remplir mon verre à mon insu. Un jour, j’ai joué le jeu et j’ai compté les verres. Elle en a bu deux alors que nous avions bu deux bouteilles. Pourquoi faisait-elle cela ? J’ai quelques débuts de réponses terribles. Elle a su se loger dans la faille que mon enfance a creusé chez moi et y a joué ses propres problématiques, sans respect aucun pour mon intégrité. Je n’avais pas les armes pour me protéger de ça jusqu’à récemment. Donc inutile de préciser que Jessica ne fait plus parti du décor !
Il y a trois ans je vivais une histoire "d’amour" triste avec Kylian. On avait cru être amoureux et on voulait y croire. Nous étions tous les deux sincères mais on se trompait. Je pense que les choses lui convenaient plutôt bien. Il a une personnalité très renfermée, très contrôlante. Très peu de place aux sentiments débridés et à l’amour fou dans sa vie. Moi évidemment, je m’ennuyais. Je l’ai trompé, durant des années. Je me sentais très coupable au début, me promettant à moi même de ne jamais recommencer, puis j’ai recommencé, et je me suis senti de moins en moins coupable. Kylian faisait comme s’il ne remarquait rien, ce qui a commencé à me blesser. Dans ma vision entière et passionné de l’amour, ce genre d’arrangement est inacceptable ! Et voilà un malentendu amoureux qui prend racine et qui signe la mort d’un couple. J’ai beaucoup de respect pour Kylian et avoir dû le quitter, les blessures qui ont accompagné la rupture, j’aurais aimé ne jamais avoir a les lui infliger. Mais c’était un malentendu, je n’étais pas moi même à ses côtés. Je dépérissait et personne ne mérite de vivre aux côtés de quelqu’un malheureux… C’est trop dur.
Il y a trois ans je venais de rompre avec le dernier amant en date, Gabor. Une histoire passionnée, tortueuse, destructrice avec ce "vieux" fou slave de 15 ans mon aîné. J’étais terriblement malheureuse.
Il y a trois ans je ne comprenais toujours pas ce qui avait cloché quand j’étais petite. Pourquoi autant de tristesse et de violence autour de ma naissance ? Je pensais que c’était moi le problème, je pensais que je foirais tout, que c’était mon essence. Le malheur, la violence, c’était moi, j’étais comme ça.

Du coup, il y a trois ans, un jour, sans que je prémédite quoi que ce soit, j’ai avalé toute la boite à pharmacie, me surprenant un peu au passage. Puis je me suis allongé sur mon lit et je me suis endormie. Je me suis réveillé 3 jours plus tard à l’hôpital avec l’affreux sentiment d’être passé tout près de la mort et de me retrouver vivante, comme une conne, avec toute une vie à nettoyer, à ranger. Par chance je n’ai eu aucune séquelle au foie ou à l’estomac. 3 ans plus tard je suis heureuse des avancées ! Plus de boulot pourri, plus de relation triste, plus d’adultère, plus d’amitié toxique, encore un peu d’alcool, certes, mais "avec modération", et puis surtout beaucoup de bonheurs et d’amour. J’ai encore du travail, mais après tout, je n’ai que 3 ans.

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2019-01-09T13:34:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Fiancailles Fiançailles Jean, durant un repas où toute sa famille était là, a fait une déclaration: "ding ding ding! On va se marier!" tout le monde était content, certains très contents, je me sens appréciée, acceptée, accueillie. Et voilà, j'ai une famille, ça y est. J'ai attendu 33 ans mais je l'ai, la famille. Je me sens apaisée. Comme si un point d'équilibre s'était établi en moi. Je suis presque aussi heureuse d'épouser Jean que d'intégrer une famille! Nous rentrons demain dans notre ville de science fiction. Nous avons passé deux semaines de vacances intenses et riches en apprentissages. Jean, durant un repas où toute sa famille était là, a fait une déclaration : "ding ding ding ! On va se marier!" tout le monde était content, certains très contents, je me sens appréciée, acceptée, accueillie. Et voilà, j’ai une famille, ça y est. J’ai attendu 33 ans mais je l’ai, la famille. Je me sens apaisée. Comme si un point d’équilibre s’était établi en moi. Je suis presque aussi heureuse d’épouser Jean que d’intégrer une famille !

Nous rentrons demain dans notre ville de science fiction. Nous avons passé deux semaines de vacances intenses et riches en apprentissages. Il me tarde de retrouver mon chez moi (glacial!) et un peu de solitude aussi.

Je n’ai pas été aussi productive artistiquement que je ne l’aurais voulu, je n’avais pas envisagé que des vacances en famille soient aussi prenantes et aussi peu propices au travail ! Mais j’ai noué des liens avec mes beaux parents, mes belles sœurs, mon beau frère, mes neveux et nièces. Nouchka a intégré le groupe d’enfants comme s’il s’agissait d’une meute, je l’ai à peine vu depuis que l’on est ici. Elle demandait à sortir tôt le matin, dès qu’elle entendait les petits jouer, puis venait me retrouver une fois qu’ils étaient couchés. Elle jouait au foot avec les garçons, surveillait les plus petits, les petites filles lui faisaient des biscrock en pâte à modeler, elle fouinait sous la table du repas pour manger tout ce qui avait glissé de leur petites mains, elle se précipitait pour voir si tout allait bien quand l’un d’entre eux tombait ou se faisait mal. Les enfants l’ont couverte de câlins, elle était ravie. Elle a retrouvé son regard de jeune fille.

Nous voilà donc avec un mariage à préparer. Je veux une robe ancienne et toute simple, en lin, sur laquelle je broderai nos initiales (nous avons les mêmes avec Jean) en ton sur ton. Je porterai mes cheveux bouclés et lâchés, et un panier rempli de fleurs des champs et de brins de blé, des espadrilles compensées. Jean portera un gilet noir offert par son père sur une chemise blanche en lin et un jean bien taillé. On boira de la clairette et il n’y aura que les bons amis et la famille proche et aimante. On passera la soirée dehors sous une guirlande lumineuse multicolore avec les amis qui jouerons de la musique et on sera heureux et amoureux.

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2019-01-06T16:05:25+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/la-vie-tranquille la vie tranquille Aujourd'hui on a conduit des heures avant de trouver un disque de lynyrd skynyrd et le dernier bouquin de houellebecq. On est allé cherché des pizzas dans le froid, on a mangé des viennoiseries à 17h et j'ai bu trop, ou trop peu, de vin rouge au repas du soir. Je suis dans cet état intermédiaire que le "digestif" apaise la plupart du temps. La vie tranquille, ici, en France. Aujourd’hui on a conduit des heures avant de trouver un disque de lynyrd skynyrd et le dernier bouquin de houellebecq. On est allé cherché des pizzas dans le froid, on a mangé des viennoiseries à 17h et j’ai bu trop, ou trop peu, de vin rouge au repas du soir. Je suis dans cet état intermédiaire que le "digestif" apaise la plupart du temps. La vie tranquille, ici, en France.

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2019-01-04T22:43:13+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/3nzm-Insomnie Insomnie Me voilà dans ma belle famille, à près de 5h du matin, sous le même toit que 4 enfants, véritables bombes à retardement prêtes à semer le chaos dans toute la maisonnée au moindre bruit. Tout cela serait sans importance si j'arrivais à dormir mais me voilà condamnée à fixer le plafond dans le noir depuis près de 6h. Mon ordinateur se trouve dans ma valise. Impossible à accéder sans prendre le risque de réveiller un petit. Alors j'écris sur mon téléphone portable. Je me fais des noeuds au cerveau. Ces derniers jours ont été durs. Avec Jean nous avons du nous rendre chez Me voilà dans ma belle famille, à près de 5h du matin, sous le même toit que 4 enfants, véritables bombes à retardement prêtes à semer le chaos dans toute la maisonnée au moindre bruit. Tout cela serait sans importance si j’arrivais à dormir mais me voilà condamnée à fixer le plafond dans le noir depuis près de 6h. Mon ordinateur se trouve dans ma valise. Impossible à accéder sans prendre le risque de réveiller un petit. Alors j’écris sur mon téléphone portable.

Je me fais des noeuds au cerveau. Ces derniers jours ont été durs. Avec Jean nous avons du nous rendre chez ma mère et mon père pour des raisons notariales auquelles je n’ai de toute façon rien compris. La torpeur s’est rappellée à moi…
J’ai peur d’avoir fait un pas en arrière. Grosse crise de confiance en moi. La voir, les voir, a rouvert la faille. Au moins pour l’instant. Je suis très préoccupée et inquiète. J’ai pris des décisions qui excluent que je coupe totalement les ponts d’avec eux… Je ne l’ai jamais totalement envisagé je crois… Mais tout de même. Je me sens prise au piège et vulnérable. Ma mère est entré dans la chambre où je dormais alors que j’étais au lit, elle m’a dit quelques banalités en s’énervant… Je ne saurais dire ce qui dans ce moment là m’a tout rappellé mais c’était atroce. J’aurais pu vomir. Jean m’a dit avoir vu, entendu, compris des choses suite à ce séjour, il me soutien de tout son être et me confie tout son amour sans retenu. Cela me remplit de joie mais en même temps je meure de honte qu’il me voit sous ce jour là. Qu’il voit un peu de cette réalité là. J’ai honte. Comme toujours.

Difficile de rester sympa et accessible avec les beaux parents et les belles soeurs/beau frère, encore plus difficile de lier des relations avec les petits alors que les occasions sont rares. Je suis préoccupée et dans mes pensées. Je tâche de faire bonne figure… J’espère que c’est convaincant. Je ne profite de rien...Tout cela tombe très mal et je culpabilise beaucoup. Je me sens faible, friable, délicate et chiante.

Je suis très anémiée et toujours au bord de l’étourdissement pour ne rien arranger. Je suis allé chercher réconfort auprès d’une pharmacienne un peu dépassée qui m’a conseillé un complément en fer (à 15 balles!) et du repos, qui m’a un peu rassuré aussi. Je me sens dépassée. J’aimerai un signe que tout va bien se passer, que je vais reprendre confiance et continuer la fantastique avancée entamée il y a quelques mois.

Dans un autre registre : Jean est l’homme de ma vie. On va se marier. Je l’aime et je ne veux que lui jusqu’à la fin des temps.

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2018-12-31T05:02:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Productivite Productivité Après plus de deux mois de douleurs quotidiennes, l'extraction des dents de sagesse m'a libéré. J'ai cicatrisé en quelques jours et je n'arrive plus à arrêter de travailler depuis. J'ai repris ma galerie artistique en main et je suis incroyablement flattée par l'accueil qui a été fait à mes derniers travaux. Les galeristes et collectionneurs sont toujours là, toujours intéressés, le public (je refuse de dire "fan base") aussi. ça fait du bien. J'ai très envie de créer, ça me prend aux tripes. Je me réveille en pleine nuit avec des images devant les yeux, mon appareil Après plus de deux mois de douleurs quotidiennes, l’extraction des dents de sagesse m’a libéré. J’ai cicatrisé en quelques jours et je n’arrive plus à arrêter de travailler depuis.

J’ai repris ma galerie artistique en main et je suis incroyablement flattée par l’accueil qui a été fait à mes derniers travaux. Les galeristes et collectionneurs sont toujours là, toujours intéressés, le public (je refuse de dire "fan base") aussi. ça fait du bien.
J’ai très envie de créer, ça me prend aux tripes. Je me réveille en pleine nuit avec des images devant les yeux, mon appareil photo est une continuation de moi même en ce moment. Plusieurs projets voient le jour, cela me demande beaucoup de sculptures et de fabrication d’accessoires. Louis m’assiste et il y prend du plaisir. Ébullition artistique dans la maison.

On m’a proposé un poste de community manager dans un bar à vin. Je suis qualifiée et j’ai beaucoup d’expérience pour ce genre de poste… Le taff ne me fait pas rêver mais le lieu me plait et je pourrais créer quelques événements du type expositions artistiques (j’aimerais faire exposer quelques copains) si l’équipe du bar est ouverte et sympa. Ce serait un bon moyen d’avoir des revenus pendant ma formation.

J’envisage de retrouver un galeriste pour 2019. Mon travail a évolué depuis que j’ai quitté ma première galeriste en 2016, j’espère tomber cette fois sur quelqu’un d’un peu plus professionnel et d’un peu moins ... intrusif. Je travaille sur le pitch presse, un peu à contre coeur, mais ce pourrait être un tournant dans ma carrière d’artiste photographe si je vais jusqu’au bout de la démarche.

Dans un autre registre, excitée comme tout par l’élection miss France 2019… Soirée bling Kitch par excellence, sous l’omniprésence d’une Sylvie Tellier reptilienne et globuleuse au summum de sa psychorigidité, d’un Jean Pierre Foucault "vieux monsieur qui fait des bourdes misogynes"... C’est un peu MON Noël mauvais goût, mon Noël collant chair, mon Noël nuage de laque sous le cul du maillot de bain et vaseline sur les dents. Mon Noël brushing, vieille France et sourire forcé ! Petit repas et vin de fêtes pour l’occasion, pour bien profiter jusqu’à son dernier souffle de cet étalage de "rêve" de paillettes et de sponsor.

Allé, comme je sens que vous en mourrez d’envie, voilà un petit avant goût… Ne me remerciez pas :
https://youtu.be/MDFMBFUqlPA

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2018-12-13T19:21:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Details Détails J'ai été opérée ce matin. Les fameuses dents de sagesse ont disparu! Jean est venu me chercher vers treize heures, il a pris ma tête de hamster entre ses mains et m'a embrassé le front. C'était bon de le sentir près de moi et de le voir si tendre. En sortant il a ouvert la portière de la voiture de mon côté. C'était totalement inutile et incroyablement attentionné. J'ai su qu'il était l'homme de ma vie il y a quatre ans, aujourd'hui je vois cette réalité irradier de toutes ces petites choses. Ma tête de hamster est lourde et douloureuse mais je me sens déjà soulagée de J’ai été opérée ce matin. Les fameuses dents de sagesse ont disparu ! Jean est venu me chercher vers treize heures, il a pris ma tête de hamster entre ses mains et m’a embrassé le front. C’était bon de le sentir près de moi et de le voir si tendre. En sortant il a ouvert la portière de la voiture de mon côté. C’était totalement inutile et incroyablement attentionné. J’ai su qu’il était l’homme de ma vie il y a quatre ans, aujourd’hui je vois cette réalité irradier de toutes ces petites choses.

Ma tête de hamster est lourde et douloureuse mais je me sens déjà soulagée de la migraine. Maintenant que je ne peux quasiment plus m’alimenter, une danse réunissant pizzas, fromages, pains aux graines, vins rouges et poêlés maison tourbillonne devant mes yeux. Mon prochain vrai repas sera épique.

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2018-11-27T19:12:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/brouillon Immobile J'ai passé les derniers jours immobilisée par de lourdes douleurs et de fortes fièvres. Plus que quelques jours avant l'opération. J'ai beaucoup lu, peint quelques toiles, pas mal cuisiné, très peu mangé, téléphoné aux amis... Je n'avais pas peint depuis des années. Le regard de Kylian était trop pesant. Il nourrissait une rivalité artistique féroce qui me laissait muette et décontenancée. Finalement, je n'ai plus produit que via des médias qui ne l'intéressaient que peu ou qu'il dénigrait. Il suivait des cours aux beaux arts tandis que je m'étais fait violence pour J’ai passé les derniers jours immobilisée par de lourdes douleurs et de fortes fièvres. Plus que quelques jours avant l’opération.
J’ai beaucoup lu, peint quelques toiles, pas mal cuisiné, très peu mangé, téléphoné aux amis...
Je n’avais pas peint depuis des années. Le regard de Kylian était trop pesant. Il nourrissait une rivalité artistique féroce qui me laissait muette et décontenancée. Finalement, je n’ai plus produit que via des médias qui ne l’intéressaient que peu ou qu’il dénigrait. Il suivait des cours aux beaux arts tandis que je m’étais fait violence pour suivre des études de sciences humaines à fortes influences scientifiques, étant persuadée que cela m’assurerait un avenir plus stable. Je continuais à peindre entre deux cours et ses amis des beaux arts accordaient un grand intérêt à mes toiles. Kylian était très contrarié et rabaissait ouvertement mon travail. Au fil du temps, il a soigneusement rangé (caché) mes toiles avant que ses copains n’arrivent. J’avais si peu confiance en moi que j’étais prête à me mettre en retrait pour assurer la paix entre nous. Je m’en veux tellement d’avoir cédé à cette facilité là. La facilité est toujours la mauvaise voie.
Je peine à travailler la photographie. Je n’ai pas les moyens de développer en chambre noire (sans parler de mon capital pulmonaire) et travailler sur un écran… ça ne me motive pas ces derniers temps.

Impatiente d’être libérée de ces dents acérées qui me grignotent de l’intérieur.

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2018-11-25T13:13:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Parenthese Parenthèse J'ai plusieurs rendez-vous à la clinique pour préparer mon intervention. L'ambiance hospitalière me rappelle une période étrange. J'ai été hospitalisé assez longtemps suite à ma dernière tentative de suicide. Je me suis réveillée à l’hôpital après 3 jours de coma. Une fois mon état de santé stabilisé j'ai été internée en psychiatrie. La chef de service n'était visiblement pas à sa place en psychiatrie. Elle ne comprenait pas que des personnes en bonne santé cherchent à se détruire et elle ne s'en cachait pas. Elle ne se privait pas de commenter nos tentatives de J’ai plusieurs rendez-vous à la clinique pour préparer mon intervention. L’ambiance hospitalière me rappelle une période étrange.
J’ai été hospitalisé assez longtemps suite à ma dernière tentative de suicide. Je me suis réveillée à l’hôpital après 3 jours de coma. Une fois mon état de santé stabilisé j’ai été internée en psychiatrie. La chef de service n’était visiblement pas à sa place en psychiatrie. Elle ne comprenait pas que des personnes en bonne santé cherchent à se détruire et elle ne s’en cachait pas. Elle ne se privait pas de commenter nos tentatives de suicide, nos dépressions, nos automutilations, nos anorexies/boulimies. Elle était connue comme le loup blanc auprès des patients. On l’entendait déambuler dans les couloirs en pestiférant à la cantonade. C’est elle qui décidait de nos "privilèges" en tant que patients. J’ai été privée de vrais vêtements durant trois semaines. Je me baladais en blouse (une de celles ouvertes au cul) culottes jetables et chaussons en plastiques, je me pelais et je passais mon temps collée aux radiateurs. certains n’avaient pas eu droit à un coup de téléphone, un journal ou à la visite d’un proche depuis plus de six mois. Tous les patients subissaient sa mauvaise humeur et l’ambiance s’en ressentait. Quelque part j’ai apprécié ce séjour. Il y avait beaucoup de solidarité entre patients. Nous partagions tous la même parenthèse épineuse. C’était une bulle floutée par l’effet des médicaments dans laquelle nous déambulions tous un peu hagards, chacun en proie à ses propres réflexions. Nous discutions assez peu mais avec une franchise et une honnêteté déconcertante. Auprès de ces gens j’étais libérée de la honte de mon enfance bâclée, gênante. Personne ne faisait semblant d’aller bien là bas. Je me suis pris d’affection pour une jeune anorexique. Un aspirant écrivain m’a montré sa bite parce qu’il était complexé et il sollicitait les opinions féminines sur le sujet (elle était d’une taille tout à fait honorable). Je demandais à Kylian de m’apporter des cigarettes que je donnais à ceux qui n’avaient pas de visite. Pour mon anniversaire une sublime cinquantenaire, internée pour un burn out carabinée, a réussi à faire entrer une bouteille de whisky. Avec les médicaments nous étions tous sagement endormis avant la troisième gorgée. Il y avait aussi les crises en pleine nuit, les patients dont on a peur, ceux qui ont l’œil éteint et qui semblent morts, quelques altercations, les crises de larmes, la nuit, de part et d’autre du couloir.
Je repense rarement à tout cela mais ces derniers jours en arpentant les couloirs de la clinique, la lumière, les odeurs ressuscitent des souvenirs qui me prennent à la gorge par surprise. Je repense à tous ces gens et je me demande comment ils vont aujourd’hui.

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2018-11-20T18:43:41+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Chaos Chaos Nouchka a fait une série de crises d'épilepsie ces deux dernières semaines, puis s'est trouvé dans un état critique durant près de 72 heures. Peur, panique, effroi, craintes, vétérinaire en urgences, protocole de soin. Mon ex mari est venu à son chevet. Nous avons, lui, Jean et moi, pleuré toutes les larmes de nos corps. Nous avons cru, par une matinée terrible, qu'elle était en train de nous quitter et mon cœur en a été comme arraché. Puis elle s'est incroyablement rétablie et mon cœur avec. Je suis admirative de la force de caractère et de la volonté de ce "petit" être Nouchka a fait une série de crises d’épilepsie ces deux dernières semaines, puis s’est trouvé dans un état critique durant près de 72 heures. Peur, panique, effroi, craintes, vétérinaire en urgences, protocole de soin. Mon ex mari est venu à son chevet. Nous avons, lui, Jean et moi, pleuré toutes les larmes de nos corps. Nous avons cru, par une matinée terrible, qu’elle était en train de nous quitter et mon cœur en a été comme arraché. Puis elle s’est incroyablement rétablie et mon cœur avec. Je suis admirative de la force de caractère et de la volonté de ce "petit" être poilu (d’une quarantaine de kilos, tout de même!)
Jean a été d’un soutien sans faille. Il a su oublier d’être anxieux et hypocondriaque quand il le fallait. Il a su être une épaule pour moi, des bras pour Nouchka.

Nouchka, je t’aime. Je suis heureuse de tout ce que nous avons pu vivre ensemble et de toutes les possibilités qui s’offrent à nous à l’avenir. Je suis incroyablement chanceuse de t’avoir dans ma vie. Kylian, mes parents, ma belle famille, mes amis et bien sûr Jean, ton maître, ont chacun un sentiment de tendresse infini à ton égard. Mon père m’a envoyé un texto (!) pour prendre de tes nouvelles, c’est dire l’amour et l’harmonie qui irradie de ton vieux corps qui pue. J’ai reçu des messages d’amis que je ne vois plus suite au divorce, d’amis qui n’ont pas pour habitude de se soucier des animaux… Ma belle Nouchka, tu as pris une place importante en ce monde.

J’ai peur de perdre le goût d’écrire en "public". Les retours que vous m’envoyez sont excellents et très flatteurs (merci à vous tous, je ne vous ai pas répondu dernièrement parce que… Nouchka… Mais vous me faites beaucoup de bien) mais je m’aperçois avec dépit que je ne suis pas toujours très à l’aise. C’est particulier ce "journal intime en ligne", c’est contradictoire. Je commence également à nourrir une certaine paranoïa. J’ai pourtant la volonté et l’envie dévorante de publier ces textes futiles et visibles par tous. Tous mes carnets manuscrits ont été lus à mon insu et contre mon gré, d’abord par ma mère puis par Jessica… Au moins ici JE décide que je montre tout. C’est moi qui livre. On ne me vole rien. On ne pourra rien me voler.

Dans un tout autre registre j’ai enfin une date d’opération. C’est une très bonne nouvelle. J’ai peur, comme une gamine anxieuse.

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2018-11-20T02:32:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Fissure Fissure Réveillée tôt par l'angoisse. Je n'ai pas réussi à me rendormir. J'ai parfois l'impression que je pourrais tomber en lambeaux à la moindre faiblesse. Je déteste cette fragilité. J'essaie de l'accepter comme faisant partie de moi, de l'accueillir comme un élément de mon histoire, mais certains jours... Je suis simplement fatiguée. Je n'ai pas assez dormi et ça ne manque jamais de peser sur mon moral. Je n'ai pas de nouvelles de mon père depuis son message il y a dix jours. Ma réponse est restée lettre morte. Je me suis aperçu que mes remboursements de santé sont virés sur Réveillée tôt par l’angoisse. Je n’ai pas réussi à me rendormir. J’ai parfois l’impression que je pourrais tomber en lambeaux à la moindre faiblesse. Je déteste cette fragilité. J’essaie de l’accepter comme faisant partie de moi, de l’accueillir comme un élément de mon histoire, mais certains jours… Je suis simplement fatiguée.
Je n’ai pas assez dormi et ça ne manque jamais de peser sur mon moral.

Je n’ai pas de nouvelles de mon père depuis son message il y a dix jours. Ma réponse est restée lettre morte.
Je me suis aperçu que mes remboursements de santé sont virés sur le compte de mon ex mari. Je vais devoir le contacter. Même si notre relation est bonne, ce n’est pas une perspective qui me ravi.

[edit : Nouchka a fait une crise d’épilepsie dans la soirée. Tristesse. Angoisse]

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2018-11-07T08:03:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Entre-chien-et-loup Entre chien et loup Promenade avec Nouchka, entre chien et loup, dans le feu de l'automne. Quel heureuse surprise de se plaire autant dans une ville où je me suis installé par hasard, par amour. Les ciels y sont épiques, les églises et cathédrales démesurées, tout évoque la science fiction. La région est calme et désertique, les gens sont simples et mesurés. Pas de hipster ici, pas de grandiloquence, pas de sourire de façade. Le temps se déroule au ralenti dans une certaine contemplation. Le cadre idéal pour panser ses plaies, cicatriser, puis vivre, enfin. Promenade avec Nouchka, entre chien et loup, dans le feu de l’automne. Quel heureuse surprise de se plaire autant dans une ville où je me suis installé par hasard, par amour. Les ciels y sont épiques, les églises et cathédrales démesurées, tout évoque la science fiction. La région est calme et désertique, les gens sont simples et mesurés. Pas de hipster ici, pas de grandiloquence, pas de sourire de façade. Le temps se déroule au ralenti dans une certaine contemplation. Le cadre idéal pour panser ses plaies, cicatriser, puis vivre, enfin.

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2018-11-06T18:33:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Betise Bêtise et reconstruction Je tiens à répondre aux questions de A. et de D. qui m'ont été adressé en privé. J'ai commencé un message péniblement long, confus et détaillé que j'ai fini par effacer. Je m'efforcerai finalement de répondre le plus succinctement possible (bien que je doute de mes capacités à faire preuve de synthèse pour ce type de sujet!) Ces deux jeunes gens ont été confrontés, chacun à leur façon, à l'incrédulité de leur proches lorsqu'ils ont révélé les maltraitances dont ils ont été victimes, choses à laquelle je me suis moi même confronté il y a de nombreuses années. Je tiens à répondre aux questions de A. et de D. qui m’ont été adressé en privé.
J’ai commencé un message péniblement long, confus et détaillé que j’ai fini par effacer. Je m’efforcerai finalement de répondre le plus succinctement possible (bien que je doute de mes capacités à faire preuve de synthèse pour ce type de sujet!)

Ces deux jeunes gens ont été confrontés, chacun à leur façon, à l’incrédulité de leur proches lorsqu’ils ont révélé les maltraitances dont ils ont été victimes, choses à laquelle je me suis moi même confronté il y a de nombreuses années.

La première grande difficulté lorsque l’on a survécu à ces enfances c’est de voir la réalité en face. C’est le premier pas et c’est loin d’être le plus simple. Lorsque que l’on vit dans une famille maltraitante il est rare que les relations y soient saines. Bien souvent les adultes maltraitants tissent un discours culpabilisant, visant à rejeter la responsabilité des sévices sur la victime ou sur les circonstances, voir même à nier les actes de violences...Les témoins des sévices, souvent la famille entière, refusent de voir la réalité et doivent parfois faire preuve d’une imagination débordante pour nier l’évidence, souvent, là aussi en culpabilisant la victime. La famille et l’entourage entier peuvent se mouvoir en monstre manipulateur dont le soucis principal est de modifier les actes et la réalité, parfois auprès d’une victime très jeune qui n’est pas encore en mesure de raisonner par elle même. Grandir dans ces conditions est extrêmement destructeur pour la confiance en soi, on pense ne pas être en mesure de penser par nous même. La grande difficulté c’est de repérer ces discours là. De les neutraliser, souvent à posteriori. Sortir de l’aura d’un manipulateur n’est pas une chose simple, sortir de l’aura d’un manipulateur qui a fait notre "éducation" est quelque chose de bien plus compliqué. Mettre des mots, faire confiance en ses souvenirs et en son jugement se dire "les choses se sont produites comme cela, malgré ce que l’on m’a dit" est un exercice extrêmement difficile, aussi basique soit-il, car nos éducations nous ont souvent dressé à douter de nous même en permanence et de façon maladive.

Cette difficulté est majorée par les personnes à qui nous avons pu parler un jour de ces problèmes là, car nous leur faisions confiance, et qui n’ont pas su accueillir l’aveu de notre enfance. A. je comprends tout à fait que tu parles de "rejet très violent" et de "mouvement de recul" de la part de l’interlocuteur. C’est très vicieux car il ne s’agit presque jamais de "non je ne te crois pas, tu mens" mais toujours de " Si tu penses avoir été victime alors moi aussi qu’est ce que tu crois, aucune famille n’est parfaite ! Moi aussi j’ai souffert mais cela ne sert à rien de se plaindre, c’est du passé". Ces personnes ont tord sur deux point.
Tout d’abord cela n’a rien à voir avec une quête de perfection ! Toutes les familles sont effectivement toxiques, complexes, défaillantes. Mais ce qui nous fait nous, c’est que nous n’avons pas de famille. Nous sommes seuls avec ce cri silencieux depuis toujours et nous donnerions tout pour, nous aussi, avoir une famille défaillante, comme tout le monde. Avec une enfance maltraitante nous n’avons jamais eu le luxe de penser à la perfection, nous voulons juste pouvoir vivre nos vie d’adulte sans nous auto détruire, sans avoir honte de nous même en permanence.
Enfin, nous ne nous plaignons pas de cette enfance, nous avons besoin d’y faire face comme à une réalité. Nous avons besoin d’identifier précisément sa nature. De savoir avec certitude ce qui est normal ou pas normal, ce qui relève de "violences ordinaires" et de réelle maltraitance. De différencier la réalité des mensonges qu’on nous a raconté pour que nous nous taisions. C’est pour ça que nous parlons. Pas pour nous "plaindre" ou "pour faire nos intéressants". Il s’agit avant tout de briser le silence car il est destructeur.
Les violences intra familiales sont un sujet infiniment tabou dans cette société. Même si tout le monde ou presque s’accorde à dire "mon dieu, c’est terrible pour ces enfants, il faut les aider" dans les faits c’est bien plus simple de réduire les victimes au silence. C’est la difficulté à laquelle se confronte toutes les victimes de violences taboues. Il faut absolument prendre conscience de ça et se tourner vers des personnes à l’écoute. C’est aussi très important à mes yeux de savoir se détacher de la "validation" des autres. Vous SAVEZ ce que vous avez vécu, vous avez porté cette honte en vous même des années durant, parfois toute votre vie. Vous savez alors soyez actif dans vos reconstructions. Vous n’avez besoin de personne.

N’oubliez pas, vous victime, et vous lecteurs qui ne sont pas concernés par ces souffrances là mais qui en connaissent certainement bien d’autres, qu’il n’y a aucune hiérarchie dans la souffrance humaine. On peut davantage souffrir d’une broutille que d’un événement traumatisant et c’est tout aussi grave. Il faut savoir faire preuve d’empathie face à quelqu’un qui avoue une souffrance et il ne faut pas immédiatement se remettre au centre du discours. Il ne s’agit pas de nous. Quelqu’un qui avoue une souffrance n’essaie pas de vous enlever la votre, ce n’est pas confiscatoire. Quand vous avez le soupçon que quelqu’un s’approprie vos maux pour se trouver des excuses, se faire plaindre, s’approprier vos histoires, ne perdez pas de vue que vous pouvez vous tromper, que c’est peut être simplement la difficulté de mettre son histoire en mots qui rend son discours "peu crédible" à vos yeux. L’empathie est une qualité essentielle et il faut savoir aussi en faire preuve face aux personnes que vous jugez égoïstes, superficielles et dans la plainte.

D. me demande s’il est nécessaire d’aller jusqu’au procès pour pouvoir faire face à son passé maltraité. Je n’ai pas fait appel à la justice dans ma démarche. Être reconnu officiellement comme victime peut bien sûr être une aide précieuse pour entamer sa reconstruction. Cela peut aussi être un message envoyé à son ou ses agresseurs "non, cela ne doit pas être un secret de famille. Non, vous s’aviez pas le droit. Oui j’ai le droit de m’approprier ma propre histoire. Oui, j’ai le droit au respect, au confort, au bonheur, je suis digne d’attention, etc."
Ne perds pas de vue qu’il va te falloir fournir des preuves recevable devant une court de justice et/ou des témoignages. Sans oublier qu’il va falloir garder confiance en toi face aux soupçons, à tes agresseurs, à leurs mensonges et insultes, voir même à leurs menaces… Ou alors à leur manipulations. Je ne l’ai pas fait car je ne me sentais pas capable de faire face à tout ça, et tous les dossiers médicaux qui auraient pu servir de preuve ont été "perdus"... Tous les témoins de mes sévices vivent dans la négation de tout cela, sans parler de la question d’une éventuelle prescription. Mais si toi tu te sens de faire face à tout ça, tu as tous mes encouragements !
Le plus important c’est de briser le silence. Brisez le et n’attendez de validation de personne. Réalisez que vous avez le droit de vous reconstruire, que vous valez aussi bien que n’importe qui d’autre. Courage !

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2018-11-06T13:46:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Enfance-ca-rime-avec-violence Enfance ça rime avec violence Le gouvernement prévoit apparemment quelques nouvelles dispositions au sujet des violences faites à l'enfance. Je Comptais m'en informer aujourd'hui. Depuis mon réveil je repousse l'échéance. C'est un sujet toujours à vif pour moi. Le gouvernement prévoit apparemment quelques nouvelles dispositions au sujet des violences faites à l’enfance. Je Comptais m’en informer aujourd’hui. Depuis mon réveil je repousse l’échéance. C’est un sujet toujours à vif pour moi.

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2018-11-03T18:44:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Beauf Beauf 1 mois et demi de convalescence. Jean est en vacances, il m'a proposé une balade à vélo dans la campagne. En bon hypocondriaque, il est très inquiet de mon état de santé. On s'est promené au bord de l'eau, sous un soleil timide. La région est sublime, il est encore possible d'y observer quelques animaux sauvages. On s'est arrêté acheter une bouteille de vin rouge sur le retour. A peine dix petits kilomètres mais cela m'a fait le plus grand bien. La douleur est là mais le moral est dépoussiéré. En rentrant j'ai pris ma codéine et j'ai investi le canapé avec Nouchka qui 1 mois et demi de convalescence.
Jean est en vacances, il m’a proposé une balade à vélo dans la campagne. En bon hypocondriaque, il est très inquiet de mon état de santé. On s’est promené au bord de l’eau, sous un soleil timide. La région est sublime, il est encore possible d’y observer quelques animaux sauvages. On s’est arrêté acheter une bouteille de vin rouge sur le retour. A peine dix petits kilomètres mais cela m’a fait le plus grand bien. La douleur est là mais le moral est dépoussiéré.

En rentrant j’ai pris ma codéine et j’ai investi le canapé avec Nouchka qui avait envie de s’y installer (ce qui est rare depuis qu’elle est une vieille dame). J’ai regardé la télé avec un plaisir même pas coupable (le seul danger de l’existence c’est de se prendre au sérieux) et mon programme de la soirée c’est de me péter la tête au vin rouge devant un bon plat de pâtes. Au début de notre relation Jean m’avais dit "être beauf, c’est le nouveau rock’n’roll" ... C’est une observation brillante.

Je ne peux pas faire grand chose de ce qui constitue mes habitudes. La douleur pèse trop lourd et les pics de fièvre me fatiguent beaucoup. Les crises ophtalmiques sont très handicapantes. Excepté l’écriture je ne peux pas faire grand chose de ce qui me tient à cœur. L’ennui.

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2018-11-02T19:42:57+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/Lamaline Lamaline Cela fait un mois et demi que mes dents de sagesse, les 4 en même temps, poussent sans s'arrêter. ça fait marrer les médecins et les dentistes qui n'ont jamais vu ça. Le jour où j'ai réussi à formuler verbalement cette idée "mon père n'est pas victime de ma mère mais coupable de l'avoir laissé faire" un truc a cédé en moi. Un truc qui me maintenait dans un brouillard honteux et culpabilisant. A ce moment précis j'ai senti que mes dents de sagesse commençaient à pousser. Le corps humain est quand même un truc très mystérieux. J'ai eu un mal de chien toute la nuit et ce Cela fait un mois et demi que mes dents de sagesse, les 4 en même temps, poussent sans s’arrêter. ça fait marrer les médecins et les dentistes qui n’ont jamais vu ça. Le jour où j’ai réussi à formuler verbalement cette idée "mon père n’est pas victime de ma mère mais coupable de l’avoir laissé faire" un truc a cédé en moi. Un truc qui me maintenait dans un brouillard honteux et culpabilisant. A ce moment précis j’ai senti que mes dents de sagesse commençaient à pousser. Le corps humain est quand même un truc très mystérieux.

J’ai eu un mal de chien toute la nuit et ce matin je suis à deux doigts de me taper la tête contre les murs. Les migraines que cela provoque sont horribles, avec phases ophtalmiques et perte de vision. Je vis dans ma crâne et ma mâchoire dans ces moments là. Incapable de penser à autre chose.
Je ferai peut être au saut chez le médecin aujourd’hui pour qu’on bascule de nouveau sur de la Lamaline. Je ne la supporte pas mais ça calmera peut être les douleurs.

Pensées pour toutes les personnes vivant avec de lourdes maladies ou des douleurs chroniques. Vous êtes des warriors philosophes.

j’ai reçu une question très intéressante cette nuit, j’y répondrai plus tard, trop de mal à me concentrer pour le moment.

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2018-11-02T11:17:00+01:00
http://wisdomteeth.journalintime.com/rouge-sang Rouge sang "le sang de nouveau a coulé dans mes veines". Cette phrase avec laquelle j'ai célébré ma vivacité retrouvée a été prononcée aujourd'hui par Lolita. Nous sommes tous un peu les mêmes et nous vivons tous un peu les mêmes choses. Le retour à la vie des presque morts. "le sang de nouveau a coulé dans mes veines". Cette phrase avec laquelle j’ai célébré ma vivacité retrouvée a été prononcée aujourd’hui par Lolita. Nous sommes tous un peu les mêmes et nous vivons tous un peu les mêmes choses.

Le retour à la vie des presque morts.

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2018-11-02T01:57:00+01:00